Lancement du livre « Tuxedo Kid ou la beauté du diable »

Tuxedo Kid ou la beauté du diable

Ce nouveau livre, qui traitera des crimes du psychopathe Léo-Rhéal Bertrand dit le Tuxedo Kid, paraîtra en 2018 (date incertaine) aux éditions du Septentrion (Québec). L'action se passe à Saint-Polycarpe, Saint-Zotique, Montréal, Ottawa, Kingston, Prince Albert, Hull et Lac-Sainte-Marie (Haute-Gatineau) entre 1933 et 1953.

EXTRAITS

        Il est environ 23 heures 30 ce jeudi 20 décembre 1934 et Saint-Zotique baigne dans le silence de la froide soirée d'hiver. Une berline de marque Plymouth, une seule, qui transporte 160 kilogrammes de biens matériels, dont des victuailles et un sommier sur son pavillon, roule dans le village sur la route qui le relie à Saint-Polycarpe, tous phares allumés, à la vitesse d'environ 60, peut-être 70 kilomètres à l'heure en dépit d'une chaussée glissante : la veille, il était tombé 12,7 cm de neige suivie de pluie. Son conducteur est probablement déçu : il espérait que la tante de son épouse, à qui le couple avait rendu visite, lui aurait donné la somme de 120 dollars pour payer les primes d'une assurance sur la vie de Rose-Anna. Au lieu de cela, elle ne lui a remis que 10 dollars...

           ...À l'été de 1951, Bertrand fréquente assidûment trois femmes : Dolorosa Trépanier, Ruth Boucher, et... une certaine N***, tout juste âgée de 19 ans, qui vit à Hull. Et bien qu'il ait un petit logement, il a une femme de ménage (!), Pauline Tessier, 20 ans. Le coq de Saint-Polycarpe déploie beaucoup d'énergie pour divertir ses conquêtes et pour séduire tout ce qui porte une robe. Aussi échange-t-il sa Buick contre une automobile d'une classe à part : une Cadillac bicolore, 8 cylindres, modèle 1942, valant 2 000 dollars, taxes comprises, qu'il s'engage à payer au coût de 85 dollars par mois. Dans le contrat de vente, il se déclare... docteur !

            ...Les limiers de la Sûreté ont évidemment consulté le dossier criminel de Bertrand et font un rapprochement entre la mort étrange de sa jeune épouse et celle de Dolorosa Trépanier quelques jours plus tôt, ce qui est pour le moins curieux, dérangeant même, car les voici devant des circonstances similaires. Bertrand aurait-il assassiné ses deux épouses ? Ils constatent qu'il était présent chaque fois sur la scène des incidents quand ses conjointes sont « accidentellement » décédées et, chaque fois, il n'a pu leur venir en aide...

 

Gatineau Outaouais, Québec

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