Histoire locale

Catégorie qui traite de l'histoire de l'Outaouais.

Les célébrations de l'armistice en 1918

          Il y a 95 ans s’achevait la Grande Guerre, celle que l’on croyait être la Der des der… après avoir fait une vingtaine de millions de morts. Commencée le 4 août 1914 dans l’enthousiasme même au Canada, la Grande Guerre s’achève par la reddition de l’Allemagne et de l’empire austro-hongrois le 11 novembre 1918. Le Canada y a perdu pas moins de 56 638 hommes (132 550 blessés). Effroyable ce premier conflit mondial, car les généraux belligérants, pour la plupart incompétents et insensibles à la masse des soldats, ont envoyé des millions d’hommes à la boucherie, sans la moindre chance de s’en sortir indemnes : les seules batailles de Verdun et de la Somme ont entraîné, en 1916, la mort de 470 000 Français et 420 000 Britanniques (dont des Canadiens)… un carnage ! En 1915 seulement, les Français perdaient 4 000 hommes (morts et blessés) par jour (et cela sera pire en 1916) ! La bataille de Passchendaele, du 26 octobre au 10 novembre 1917, aura fait 15 654 morts dans les troupes canadiennes.

           Sauf les Canadiens de souches britanniques, la plupart des Canadiens de naissance, et plus particulièrement les Québécois, ne voyaient pas de bonnes raisons de participer à ce conflit étranger. La preuve en est qu’il fallut passer la loi de la conscription, en 1917, pour trouver un nombre suffisant de soldats en remplacement des soldats canadiens morts ou blessés. Et pour cause, ce conflit était d’abord européen et mettait aux prises des pays impérialistes qui dominaient alors le monde (France et Grande-Bretagne et Russie) ou qui voulaient le dominer (Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Empire ottoman). Quoi qu'il en soit, environ 93 p. 100 des conscrits canadiens de 1917 auront fait une demande d'exemption (dispense).

 Fin de la guerre

           11 novembre 1918. En Outaouais et dans la capitale fédérale, la nouvelle de la signature imminente de l’armistice est connue à 3 heures le matin. Quelques minutes plus tard, sifflets et sirènes des usines de même que les cloches des églises retentissent pour annoncer la bonne nouvelle. Les gens sortent des maisons et demandent ce qui peut bien se passer. La guerre est finie ont disent des gens bien renseignés. À 5 heures, les ouvriers envahissent l’église Notre-Dame-de-Grâce à Hull pour y rendre grâce avant de se rendre au travail.

           Ottawa est en liesse. On apprend, dès 3 heures 1 que l’armistice sera signé à 6 heures, heures d’Ottawa. Les cloches de l’église St. Luke’s suivies de celles des autres églises de la ville sonnent alors que les sirènes des usines hurlent. Les gens sortent de leur logis et fraternisent. Rue Sparks, des hommes mettent le feu à une voiture et dansent tout autour. À 14 heures, la population s’assemble devant le Parlement où se réunissent les représentants des nations alliées applaudis par la foule ; les fonctionnaires quittent leur bureau. À 15 heures, commence une cérémonie d’Action de grâce en présence du gouverneur mederic-chaput-1-1.jpggénéral. Les fanfares militaires jouent le God Save the King. De nombreux discours saluent la victoire et remercient le Dieu tout puissant du fait qu’après quatre années de lutte et de sacrifices, les troupes de la démocratie, de la justice et de la liberté ont remporté une décisive et complète victoire sur les troupes de l’autocratie militaire et que le jour de la paix est enfin arrivé.

           En soirée, plus de 5 000 personnes s’assemblent devant les bureaux du journal Le Droit rue George et le Monument national. La fanfare de l’Université d’Ottawa participe à la démonstration. La foule entonna le Magnificat, l’Ave Maria Stella, la Marseillaise, l’Ô Canada et autres chants. Enfin, la fanfare s’ébranle pour se diriger vers le Parlement suivie par une foule réjouie.

           En début de soirée, à Hull, il y a célébration d’un Te Deum à l’église Notre-Dame-de-Grâce remplie de fiidèles. Puis la foule se dirige vers l’hôtel de ville où non seulement y célèbre-t-on la victoire, mais aussi le fait que cette ville est la première au Québec à avoir dépassé l’objectif de souscriptions de bons de la Victoire (681 000 $) versée par la population composée en majorité d’ouvriers. Comme prix de son excellente participation, la Ville se voit remettre l’Union Jack, drapeau du Royaume-Uni (le Canada n’a pas de drapeau alors), appelé à flotter sur l’hôtel de ville.

           Le maire Archambault fait un discours et demande à la foule de saluer par trois vivats le « plus grand soldat du monde » : le maréchal Foch, tandis que le 70e régiment joue La Marseillaise. Enfin, après les discours des députés, curés et autres « officiels » la population se retire dans le bon ordre ; elle doit travailler le lendemain.

           Malheureusement, ce qui devait être la der des ders n’aura été que le prélude à la seconde Guerre mondiale qui éclate le 1er septembre 1939 entre les mêmes belligérants.

Sources :

 Actualité de l’histoire, no 21D, septembre-octobre 2008.
Nos Racines.
The Buckingham Post (Buckingham), novembre 1918.
Le bulletin paroissial (NDG, Hull), novembre 1918.
Le Droit (Ottawa) novembre 1918.
The Equity (Shawville), novembre 1918.
The Ottawa Journal (Ottawa) novembre 1918.


 

Hull : une mort annoncée

          Fondée en 1875, l’ancienne Ville de Hull disparaît en 2002 avec la fusion des municipalités du sud de la région de l’Outaouais. Pourtant, cette ville, dont l’établissement permanent datait de plus de deux siècles, était promise à un bel avenir… industriel.

           L’histoire de Hull a évidemment commencé avec le monde amérindien. En effet, de nombreuses recherches archéologiques montrent que les Amérindiens occupaient régulièrement le territoire de l’ancienne ville et y tenaient même des cérémonies. Mais le site de la ville ne sera occupé, d’une manière permanente qu’à partir de 1800 quand l’Étasunien Philemon Wright, accompagné des siens, s’y établit au printemps 1800. Wright ne veut pas fonder une ville, mais développer une société nouvelle, autosuffisante qui devait prendre appui sur l’agriculture et sur la propriété foncière. En 1842, la grande famille Wright contrôle directement 72 p. 100 du territoire du canton de Hull.

           Aucun domaine d’activités n’échappe à la famille, mais ces activités ne produisent pas tous les résultats escomptés. Par exemple, elle refuse de vendre les terrains de l’île de Hull qu’elle loue à des conditions si sévères que les gens préfèrent s’établir à Bytown. Ce ne sera donc que le 23 février 1875 que sera fondée la Cité de Hull à la suite des actions concertées du Français et prêtre oblat Louis-Étienne Delille Reboul et de l’industriel étasunien Ezra Butler Eddy

           L’avenir de la ville est régulièrement remis en question par de gros incendies en 1880, 1882 (usines Eddy), 1886 et 1900. Celui du 26 avril 1900, par exemple, entraîne la destruction d’une partie des usines de la ville, de 42 p. 100 du territoire et la mise à la rue de près de 6 000 personnes. Plus d’un journal de l’époque prévoit que la ville ne pourra jamais renaître de ses cendres. De fait, la reconstruction sera difficile et le découragement s’emparera de plus d’un dirigeant. Un ancien maire demandera le changement de nom de Hull pour celui d’Ottawa-Nord et l’establishment local, représenté par la Chambre de commerce de Hull qui envie Ottawa, demande et fait la promotion de l’établissement d’un district fédéral qui engloberait Hull. Le curé de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce entre alors dans le débat et dit :

Si quelqu’un dans la ville de Hull nous trouve trop stupides pour administrer nos propres affaires, nous les laisserons libres de traverser de l’autre côté ; mais pour nous, nous sommes satisfaits de dire : Mon verre est petit, mais je bois dans mon verre !

           Les années 1910 ramènent à Hull la prospérité qui déclinera toutefois à partir des années 1920 et surtout à partir du fameux krach d’octobre 1929. Près
 du tiers de la population active est d’ailleurs en chômage en 1933.

           Pour relancer la ville, politiciens et Chambre de commerce concertent leurs efforts pour y attirer des édifices du gouvernement fédéral. Un premier édificev12-0764-bis-2.jpg important est construit dans les années 1950 : l’Imprimerie nationale du Canada. La construction de cet immeuble, boulevard Sacré-Cœur, entraîne
 l’expropriation des résidences de plusieurs familles.

           Pour obtenir d’autres immeubles fédéraux et avoir un air de capitale, les dirigeants sont prêts à sacrifier une bonne partie de la population à tel point que les autorités municipales iront jusqu’à exproprier de nombreuses familles dans le nord de l’île de Hull (aire no 6) pour faire place à un édifice du gouvernement qui ne viendra… jamais ! À partir de la fin des années 1960, on exproprie et démolit plus de 1 600 logements pour faire place aux complexes de Place du Portage, Terrasse de la Chaudière et aux nombreux boulevards. En même temps ou presque, c’est-à-dire en 1975, le gouvernement Bourassa procède au regroupement de plusieurs municipalités de l’Outaouais qui fait des villes d’Aylmer et de Gatineau des concurrentes de Hull. Or, dans ce regroupement, Hull, enserrée dans un espace trop petit pour pouvoir grandir, n’obtient qu’un léger agrandissement de son territoire : c’est là la mort annoncée de Hull.

           Peu à peu Hull devient le miroir d’Ottawa bien qu’elle se targue d’être la vitrine du Québec. Tournée essentiellement vers la capitale fédérale, Hull ignore la région qui, à son tour, se met à l’ignorer. Or, une ville est aussi forte que le sont ses citoyens, aussi importante, dans sa région que le nombre de personnes qu’elle compte. Et ça, les dirigeants hullois des années 1960 et 1970 l’ont oublié ; les expropriations ont chassé de leur logis de 6 000 à 8 000 personnes dont la majorité, à cause de l’absence de logements et de maisons à prix abordables à Hull, s’est établie à Gatineau. Ainsi, les 65 000 âmes que la ville avait déjà comptées ne seront plus que 56 000 et quelques en 1981 ! L’île de Hull, qui avait dénombré jusqu’à 22 000 personnes, n’en comptera plus que 11 000 en 1986 !

          rue-st-laurent-hull-1975-bjornson.jpg Ainsi, Gatineau l’ancienne devient peu à peu la ville la plus importante de l’Outaouais avec une population plus grande que celle des villes d’Aylmer et de Hull réunies, et ce, grâce à un vaste territoire et au délogement de milliers de Hulllois. Lentement, mais sûrement, le rôle de capitale régionale glisse vers Gatineau. Quand arrive la fusion d’Aylmer, Hull et Gatineau, la logique du nombre fait que le nom de la nouvelle ville est celui de la municipalité où le poids démographique est le plus important : Gatineau. Hull est disparue.

           À la fin de sa vie, Gilles Rocheleau, ancien maire de la Ville puis, député et ministre, dira publiquement, en parlant des expropriations des années 1960 et 1970 : « On a fait mal à un tas de p’tit monde… ». Eh bien, c’est ce « p’tit monde » qui s’est établi à Gatineau, qui a fait des enfants qui en ont fait à leur tour…

Le petit Chicago

          L’ancienne ville de Hull, devenue Gatineau en 2001, a souventes fois eu une triste réputation : ville d’incendies, petit Chicago, capital des plaisirs illicites et même capitale du crime dans les années 1980. Était-ce pire qu’ailleurs ? Sans doute pas. 

 

Plongeons tout de suite au cœur des « belles années » du petit Chicago. Les habitants de Hull, pour la plupart des ouvriers journaliers, dont près du quart sera en chômage pendant la « crise de 1929 », rêvent à des jours meilleurs et salivent devant le train de vie des richards.

 

Il faut dire que les Hullois ont alors devant les yeux une vitrine bien attrayante : de l’autre côté de la rivière des Outaouais, à Ottawa, de belles maisons cossues dressaient leur riche devanture à quelques pas des édifices parlementaires. Là, habitaient les hauts fonctionnaires de la fonction publique canadienne que la crise ne touchera guère. Juste en face de l’un des plus pauvres quartiers de Hull, on apercevait la belle maison du premier ministre du pays – le 24, Sussex –, et la luxueuse ambassade de France. La prospérité de quelques-uns contrastait avec la misère des chômeurs.

 

          Comment faire pour s’enrichir, se demandent certains Hullois ? La solution est simple : faire comme l’élite, c’est-à-dire exploiter son prochain et les lois à son avantage. Par exemple : en plein cœur de la crise financière, un propriétaire de maisons à logements augmente ses loyers de 22 p. 100 en 1931 et de 23 p. 100 l'année suivante ! La Hull Electric Company, propriété de la Canadian International Paper, demande la permission d’augmenter ses tarifs à cause d’un déficit d’exploitation de son service de tramways. Une enquête démontrera alors que la Hull Electric n’a jamais cessé de faire de profits.

 

          Les Hullois ont à portée de main un marché très lucratif : celui du vice. Car, voyez-vous, les heures d’ouverture des débits de boissons alcooliques sont alors plus longues à Hull qu’à Ottawa, et les débits plus nombreux : 1 débit pour 762 habitants à Hull alors qu’il y en a 1/1 194 habitants à Ottawa au cours des belles années du « petit Chicago ». Et même, la prohibition de la vente de l’alcool aura duré beaucoup plus longtemps à Ottawa (1916-1934) qu’à Hull (mai 1918 à juillet 1919). Ainsi donc, c’est par millier que les Ottaviens débarquent alors à Hull pour étancher leur soif insatiable.

 

          Un journaliste du Spectateur écrit en 1909 : « La ville est littéralement remplie de salauds que la police d’Ottawa a chassés de ce côté-ci. La procession des vauriens grossit chaque soir sur les deux ponts qui conduisent à Hull. » On n’hésite pas alors à qualifier Hull de dépotoir d’Ottawa ! Chose à noter, 50 p. 100 des débits de boissons sont alors la propriété d’étrangers, souvent ontariens.

 

          La manne que représentent les fêtards ontariens attire à Hull le crime organisé. Maisons de jeu (dites barbottes) ainsi que les bordels se mettent à pulluler. On les trouve principalement dans la rue du Pont (Eddy), Wellington et d’Youville.

 

De hautes protections

 

          Mais si le crime fleurit à Hull, c’est qu’il bénéficie d’une haute protection. En 1919, un juge sème l’émoi en déclarant en pleine cour que certaines autorités protègent les débits clandestins. Se sentant visé, le conseil proteste de son innocence !

 

          Il y a évidemment des lois au Québec, et quand elles sont appliquées elles montrent que 75 p. 100 des contrevenants sont de l’extérieur de Hull. Elles ne sont pas appliquées parce que les politiciens ont des amis ; ils ne veulent pas amoindrir les profits des tenanciers de débits de boissons, ni fermer les bordels et les barbottes ce qui réduirait l’entrée d’argent dans les coffres de la Ville.

 

          La Police provinciale (PP) tente, tant bien que mal, de faire respecter les lois. Elle traduit les tenanciers devant les tribunaux. En 1930, un journaliste du Droit écrit :

 

Ce matin dès avant dix heures, on pouvait voir une suite de limousines, autos de qualité, stationner en face du Palais de Justice (sic). Évidemment que le commerce n’a pas été à la baisse depuis le commencement de la guerre puisqu’on ne marche qu’en auto de luxe et en limousine. Le coût élevé de la vie et tout le tremblement n’auront rarement de prise sur les basses passions.

 

          Par tous les moyens, les politiciens hullois tentent de soustraire la ville aux interventions de la PP depuis les années 1910 au moins.

 

          En effet, les descentes de la PP ne font pas l’affaire de la Ville (des politiciens et des tenanciers). Que faire alors pour continuer à bénéficier des vices des Ontariens ? Tout simplement contrôler les opérations policières. Les politiciens hullois, qui ont mis à leur main la police locale depuis lesmaire-alphonse-moussette-en-1938-copie.jpg années 1910 au moins, demandent à la PP, par voie de résolution le 9 mai 1936, de cesser ses descentes sur le territoire de la ville de Hull afin de laisser la voie libre… à ses propres policiers ! La PP y consent. Au moyen de son corps de police, la Ville s’assure de bénéficier du crime en évitant de traduire devant les tribunaux ses dirigeants. Ainsi donc, quand la police de Hull fait une descente, elle fait payer une amende fixe aux contrevenants, amende qui entre directement dans les coffres de la Ville tout en évitant de mettre en danger le commerce illicite. Ainsi, en 1937, les policiers procèdent à l’arrestation de 367 personnes pour avoir fréquenté des maisons de jeu et de 1 seul tenancier !

 

          Dès le milieu des années 1930, le maire dicte au chef de police les jours et heures auxquels il doit faire des descentes dans certaines maisons de jeu. Les policiers avertissent désormais les tenanciers des heures auxquelles ils vont procéder aux descentes de police.

 

          Les policiers hullois ne sont pas tous des bénis oui-oui et certains font trop de zèle aux yeux des dirigeants. Ce qui fait qu’en 1939, le maire Moussette abolit le « bureau des détectives » et interdit à la police d’enquêter sur des crimes « vu que cela ne rapporte rien ! »

 

          À partir de la fin des années 1930, des organisations locales lancent une campagne de moralité publique qui culmine à l’automne 1940. 17 000 personnes demandent, au moyen d’une pétition lancée par le Comité diocésain d’action catholique, le nettoyage de la ville. Le maire Moussette répond en déclarant, sans rire, qu’il n’existe aucune maison de jeu à Hull. Les journaux du Canada qualifient Hull de « Beer Town ». Comme au début du siècle, on demande de changer le nom de Hull, qui a mauvaise réputation, pour un nouveau.

 

Un coup de balai

 

        Enfin, les Hullois se décident à changer de conseil municipal. La nouvelle administration, dirigée par le maire Raymond Brunet, demande une enquête publique qui sera conduite par le juge Édouard Fabre-Surveyer. Il rend son verdict en 1943 et tient responsable l’ancien maire Alphonse Moussette et les conseillers Dompierre et Morin qu’il condamne aux frais de l’enquête, d’avoir protégé des maisons de prostitution et de jeu, ainsi que d’avoir entravé les policiers dans leur travail.

 

       En quelques années seulement, le maire Brunet aura réussi à nettoyer la ville en faisant envoyer en prison plusieurs tenanciers de maisons de jeu et de prostitution.

 

        L'histoire montre que nous avons souvent les poiliticiens que l'on mérite. En 1948, le maire Brunet quitte la politique. La population le remplace par nul autre que l’ancien maire Alphonse Moussette qui obtient 64 p. 100 des suffrages ! Et aujourd’hui, comme s’il avait été un héros, un boulevard et un parc portent le nom de Moussette.

 

 

Sources

 

BAnQ, dossiers judiciaires du district de Hull, 1926-1938.

Cellard, André, Le petit Chicago, R.H.A.F., vol 45, no 4, printemps 1992.

Le Droit (Ottawa), 1918-1941.

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